CABINET PERRINE Infirmier - SOINS INFIRMIERS DIABETOLOGIE
CABINET PERRINE - ESPACE PARAMÉDICAL DE BOURBON - BIEN VOUS SERVIR, NOTRE DEVOIR

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SOINS INFIRMIERS EN DIABETOLOGIE
Anatomie • Pancréas: – Cellules exocrines : enzymes pour la digestion.
                                     – Cellules endocrines : ( 1 % du pancréas ) = îlots de langerhans • β = insuline
                   • α = glucagon


Centre hospitalier universitaire sud Reunion
Adaptation des doses d'insuline:
logo toutelediabete2La glycémie du midi est sous le contrôle de l’injection d’insuline du matin . La glycémie du soir est sous le contrôle de la l’injection d’insuline du midi ou de l’injection semi lente du matin .La glycémie du matin est sous le contrôle de l’injection d’insuline semi lente ou lente du soir





Adaptation des Insuline lentes (type LANTUS- insuline glargine)
Les insulines lentes (Lantus® et Levemir®) agissent avec un délai de 2 h pendant 24 h
Les insulines dites lentes, ont une durée d'action de 24H, par conséquent leurs adaptations se feront en tenant compte de la glycémie capillaire du matin , si celle ci a été injectée le matin, et de la glycémie capillaire du soir , si l'injection a été réalisée le soir.

Ex: Au réveil ce jour ma glycémie capillaire est à 1,05 g , j'injecte à mon patient 12 unités internationales d'insuline lente, le lendemain matin au réveil mon patient a une glycémie capillaire >0,80 <1,20 , mon objectif est atteint et je lui injecte alors de nouveau 12 ui. 
A l'inverse il est trés important de ne pas oublier de réajuster les doses à la baisse si deux jours consécutifs mon patient se reveille, avec des glycémies capillaires <0,80g , je ramenerait dans ce scénario sa dose à 10 ui, si ma dose initiale était de 12ui ou à 12 ui si sa doses initiale était de 14 ui.
Je ne manquerai pas dans tout les cas , de préciser à mon patient qu'il doit manger aprés son injection; et ce quelque soit sa glycémie , car une injection d'insuline (même lente) peut provoquer une hypoglycémie, si une alimentation correcte ne la suit pas.
Dans le schéma d'insulino-thérapie , avec insuline type LANTUS, il est néanmoins d'éduquer le patient et/ou son entourage , à la réalisation d'hémoglucotest intermédiaires sur différents moments de la journée , qui permettrons de dépister les éventuels pics hyperglycémiques et de les corriger, soit avec un apport d'insuline rapide type novorapide, ou apidra, ou encore humalog, selon prescription du médecin ou du diabétologue.Les insulines rapides (Humalog® Novorapid®) agissent immédiatement et pendant 4 h

Adapatation des Insulineshumaines semi lentes (type NPH- PROFIL ...)
Elles ont une durée d’action extrêmement stable sur une période de 12 a 14h. Leur principal avantage est de permettre l’injection de doses très différentes, le matin et le soir.Les insulines semi lente (NPH Lilly , Insulatard ®) agissent avec un délai d’1 h pendant 12 h.

Ma dose du matin au réveil sera adaptée en fonction de ma Glycémie de la veille au soir et ma dose du soir avant le dîner , sera elle adaptée en donction de ma glycémie du réveil. Avec des adaptation de +ou-2ui à la hausse ou à la baisse.

Ex: Au réveil, ma glycémie capillaire est >0.80 <1.20, cela signifiera que la dose d'insuline injectée la veille au soir était correcte, donc à conserver. A l'inverse si au réveil ma glycémie est > 1.40 cela signifie que la dose du soir est à augmenter, car insuffisante pour couvrir le patient toute la nuit. Si j'avais injecté 12 ui le soir, au bout de deux jours d'anomalies je passerai donc à 14 ui.

Si le soir, avant le dîner ma glycémie est >0.80 et<1.20, cela signifiera que la dose
injéctée lors de mon passage du matin aura été suffisante pour couvrir ses besoins en insuline , pour les 12h ; de ce fait le lendemain matin je lui ferai la même dose de 18ui. A l'inverse si lors de mon passage du soir, la glycémie capillaire de mon patient est > 1,40g cela va signifier que la dose injectée le matin était insuffisante et je réajusterai en augmentant ma dose du matin de 2 en 2ui jusqu'à obtenir des glycémies du soir normales, même chose j'attendrai 2jours consécutifs, d'anomalies glycémiques.
Il n’est pas logique en cas d’hypoglycémie d’arrêter l’insuline.C'est-à-dire de ne pas faire la prochaine injection prévue car l’hypoglycémie est le résultat soit du fait que le patient ne se soit pas alimenté correctement, et/ou que l'injection précedente ait été trop importante ;et par conséquent à réajuster au moment concerné.

En ce qui concerne les Insulines ASPARTE:  Ce sont des insuline analogues de l'insuline humaine, obtenues par biotechnologie.
Ces insulines mixtes (Humalogmix®, Novomix®) agissent immédiatement pendant 12 h
Leur utilisation demande , une attention particulière car leur action est quasi immédiate en post injection, l'insuline rapide qui y est intégrée est active immédiatement, trés efficace pour répondre au pic hyperglycémique post prandiale, mais le patient doit manger IMMEDIATEMENT, il n'y a pas délais de battement, l'hypoglycémie  guette , et elle est souvent brutale, ne permettant pas au patient de se re sucrer oralement. C'est très important d'insister sur ce fait auprès du patient, car beaucoup ont tendance à attendre, de toujours différer le repas,pour tel ou tel motif, jugé plus important; avec l'insuline Asparte c'est NON, NON,NON, et ça il faut impérativement y veiller.
Ces Insulines, sont composées, comme les Insulines mixtes classiques (type profil),d'un pourcentage d'insuline à action semi lente , additionnée d'un pourcentage d'insuline à action rapide, exemple NOVOMIX 30, ou l'on retrouve 70 pour cent de semi lente et 30 pour cent d'insuline à action rapide.  




L 'INJECTION D'INSULINE
L'ADAPTATION ET LES CORRECTIONS DES DOSES D'INSULINE

L’adaptation des doses d’insuline doit permettre d’éviter la répétition d’hypoglycémie ou d’hyperglycémie au même moment de la journée.
La correction permet d’agir immédiatement sur une hyperglycémie pour la faire baisser.
 Pourquoi adapter et corriger les doses d’insuline ?Normalement, le pancréas délivre une quantité d’insuline adaptée aux besoins physiologiques en fonction de la glycémie (taux de glucose dans le sang). Cette adaptation s’opère selon l’alimentation, l’activité physique et le niveau de stress.
Pour le patient ayant un diabète, l’adaptation et les corrections des doses d’insuline permettent de maintenir un bon équilibre de la glycémie en évitant, le plus possible, les hypoglycémies et hyperglycémies.
  • excès d’insuline
  • alimentation insuffisante par rapport à la dose d’insuline
  • plus grande activité physique,
  • lieu d’injection.
  • pas assez d’insuline, 
  • alimentation non adaptée à la dose d’insuline,
  • baisse activité physique,  stress,
  • infection/maladie,
  • lipodystrophie,
  • lieu d’injection,
  • parfois, pas de cause identifiée.
Si l’hypoglycémie comme l’hyperglycémie sont inexpliquées  par l’alimentation, les activités sportives, le stress,  ou encore la maladie, il devient alors important de s’interroger sur les doses d’insuline en les adaptant ou en les corrigeant.Cette décision doit être prise pendant un temps de réflexion. Pour ne pas prendre de décision dans « l’urgence », nous vous proposons d’y réfléchir lorsque vous notez les glycémies sur le carnet de suivi. Par exemple, si votre enfant passe la journée à l’école, le soir vous pouvez reporter les glycémies de la journée sur son carnet de suivi. A ce moment-là, en fonction des résultats collectés, vous pouvez prendre les décisions d’adaptation pour chaque injection du lendemain, si nécessaire. Cette information pourra alors être notée sur le carnet de suivi ou sur le support de liaison mis en place avec l’école. Le lendemain, vous pourrez (ou l’adulte responsable de ses injections pourra) faire l’injection appropriée en toute sérénité.Pour bien adapter ou corriger les doses d’insuline, il est nécessaire de se poser 4 questions : 
 Que faire ? 
 Quand le faire ? 
 Quelle insuline ?
 Comment le faire ?

 1 et 2 - Que doit-on faire et quand le faire ?
Hypoglycémie : 
< 60 diminuer la dose le lendemain suivant l’insuline à adapter (ou le soir pour les insulines du soir)60 << 70diminuer la dose  le lendemain suivant l’insuline à adapter (ou le soir pour les insulines du soir) 
70 << 150> faire la même dose 150 << 250
pour la 1ére fois 
Selon le schéma de traitement, 1. possibilité de faire une correction de dose d’insuline rapide (à voir et définir avec son diabétologue) 1. immédiatement, 2. faire la même dose. 2. le lendemain suivant l’insuline à adapter (ou le soir pour les insulines du soir).
Hyperglycémie :
150 << 250 
depuis plusieurs jours** 
Selon le schéma de traitement, 1. possibilité de faire une correctionde dose d’insuline rapide (à voir et définir avec son diabétologue)  1. immédiatement,2. augmenter la dose. 2. le lendemain suivant l’insuline à adapter (ou le soir pour les insulines du soir).
Hyperglycémie :
> 250 
pour la 1ére fois 
Faire la recherche d’acétone.
-  S’il y a acétone voir les conduites à tenir appropriées
-  S’il n’a pas d’acétone et selon le schéma de traitement, 1. possibilité de faire une correctionde dose d’insuline rapide (à voir et à définir avec son diabétologue) 1. immédiatement,2. faire la même dose 2. le lendemain suivant l’insuline à adapter (ou le soir pour les insulines du soir)
Hyperglycémie : 
> 250 
depuis plusieurs jours** Faire la recherche d’acétone.
- S’il y a acétone voir les conduites à tenir appropriées
- S’il n’a pas d’acétone et selon le schéma de traitement, 1. possibilité de faire une correctionde dose d’insuline rapide (à voir et définir avec son diabétologue). 1. immédiatement,2. augmenter la dose. 2. le lendemain suivant l’insuline à adapter (ou le soir pour les insulines du soir)
* Votre diabétologue peut utiliser des valeurs de glycémie un peu différentes.
** Nombre de jours à déterminer avec votre diabétologue.

3 - Quelle insuline adapter ?
Il est important de connaitre l’insuline qui agit au moment où la glycémie est mesurée : c’est celle-ci qui sera adaptée.
Si les 2 insulines (lente et rapide) agissent en même temps, on adaptera la dose d’insuline rapide.
Pour plus de précisions, suivant le schéma de traitement suivi par l’enfant, il conviendra de se référer à son diabètologue.
4 - Comment adapter la dose habituelle ?
  • Si la dose est inférieure à 5 unités
½ unité
  • Si la dose est comprise entre 5 et 15 unités
1 unité
  • Si la dose est supérieure à 15 unités
2 unités
Attention : après un malaise hypoglycémique sévère, on doit diminuer la dose 2 fois plus.
Par exemple, si la dose habituelle est de 13 unités, on doit diminuer de 2 unités (2x1 unité).
Dans tous les cas, il est important de bien noter sur le carnet de suivi les glycémies et chaque dose d’insuline afin de gérer au mieux l’équilibre de son diabète.



A NOTER IMPERATVEMENT:
 Ne jamais arrêter l’insuline chez un patient diabétique insulinodépendant même en cas de jeune ou d’hypoglycémie. Ajuster le traitement en diminuant les doses d’insuline rapide.
 Ne jamais faire d’injection d’insuline nocturne sans prise alimentaire car risque d’hypoglycémie sévère et dangereuse, surtout chez le sujet âgé.
 Resucrer un patient lorsque la glycémie <0.6 g/l ou bien lorsque la glycémie est normale et qu’il existe des signes cliniques d’hypoglycémie : sueurs, pâleur, tremblements, tachycardie troubles du comportement.Mais ne pas "zapper son injection".
 Faire l’injection d’insuline mix, semi lente ou lente prévue même lorsque le patient est en hypoglycémie, après l’avoir resucré.
L’hyperglycémie avec cétose est une urgence thérapeutique chez le diabétique insulino dépendant : faire un rajout en sous cutanée d’une injection de Novorapide® ou Humalog® 1/ 10 de la dose totale en additionnant les doses d’insuline rapide et semi ou lente. Exemple : patient traité par Novomix 20 u matin et soir la dose de rajout sera de 4 u.
 L’hyperglycémie nocturne sans cétose n’est pas une urgence thérapeutique et peut attendre d’être traitée le lendemain matin lorsqu’elle survient dans la nuit. La cétose peut être dépistée aisément par une bandelette d’urine Multiclix®.
Ecouter les patients qui connaissent leur traitement.

Pour tout étudiant à l'IFSI, il est trés interressant , pour ne pas dire déterminant de s'abonner à la revueéquilibre
Revue Equilibre, une aide essentielle pour les diabétiques Testez vos connaissances et effacez vos apprioris en vous amusant un peu:
                                                         (dcument source équilibre)
test de connaissances sur le diabète issu de la revue equilibre la reference en diabètologie

















































                      IL FAUT SAVOIR ET DIRE
Lésions du pied chez les diabétiques : Une blessure du pied représente une véritable urgence nécessitant une consultation urgente
Toute plaie du pied (frottements, ongles incarnés …) souvent non ressentie comme telle, risque de ne pas se cicatriser et évoluer vers une gangrène en quelques heures. 
pied diabétique, suite à une légére érosion sur du béton, lors de son arrivée au CABINET PERRINE5 à 10 % des diabétiques seront un jour victimes d’une amputation. On comptabilise 3 000 à 5 000 amputations par an dues au diabète. 50 % de ces amputations pourraient être évitées.Il est donc indispensable de rechercher les diabétiques à risque podologique c’est-à-dire les diabétiques ayant perdu la sensibilité à la douleur au niveau des pieds et les diabétiques ayant une artérite des membres inférieurs.Les diabétiques à risque doivent recevoir une éducation podologique spécialisée.6.4.1 Quels sont les diabètiques à risque podologique ?Le mécanisme lésionnel est évident en ce qui concerne l’artérite des membres inférieurs, puisqu’il faut environ 20 fois plus d’oxygène pour obtenir la cicatrisation d’une plaie cutanée que pour assurer le maintien d’un revêtement cutané. Toute plaie minime due au banal frottement d’une chaussure ou à la blessure d’un ongle incarné ou mal taillé, risque donc de ne pas cicatriser. La surinfection de la plaie peut être responsable d’une décompensation brutale avec constitution en quelques heures d’une gangrène d’un orteil.
La neuropathie intervient par 4 mécanismes :
  1. d’abord et avant tout en supprimant la perception douloureuse, elle supprime le symptôme d’alerte assurant la protection normale des pieds contre ses nombreux « ennemis » (chaussure, durillon, ongle, clou, gravier, ciseaux, lame de rasoir...)
  2. les troubles moteurs et les troubles de la sensibilité profonde sont à l’origine de déformation et de troubles statiques (pieds creux et orteils en marteaux) responsables d’appuis anormaux, sources de durillons et de callosités.Ces durillons finissent par former l’équivalent d’une pierre, dure, blessant le tissu sous cutané, provoquant la formation d’une petite poche hydrique. Le liquide sous tension lors de l’appui dissèque les tissus, formant une véritable chambre de décollement. L’hyperkératose sèche, se fendille, ouvrant la voie à la surinfection avec constitution d’un véritable abcès sous cutané qui peut fuser vers l’os ou les parties molles ou s’ouvrir à la peau, formant le classique mal perforant entouré de sa couronne d’hyperkératose. Le mal perforant n’est donc ni plus ni moins qu’un « durillon qui a mal tourné ». Il siège électivement au niveau des points d’appuis, en particulier sous les têtes des métatarsiens (voir encadré).
  3. la neuropathie végétative, responsable d’une sécheresse cutanée anormale et d’une hyperkératose favorisant le développement des durillons et callosités. Les fissures de la kératose talonnière peuvent être l’origine de surinfection susceptible d’entraîner une nécrose talonnière brutale en cas d’ischémie associée.
  4. enfin, la neuropathie végétative peut être à l’origine de shunts artério-veineux avec perte du réflexe veino-artériel physiologique à l’origine d’œdèmes neurotrophiques associés à une maldistribution sanguine fragilisant les os du pied. Ainsi se constituent des ostéonécroses et des fractures indolores responsables de l’ostéoarthropathie nerveuse. Cette ostéonécrose et ces fractures apparaissent au niveau des zones de contrainte maximale, en particulier au sommet de l’arche interne du pied, au niveau du premier cunéiforme et du scaphoïde. Leur fracture-nécrose-luxation entraîne l’effondrement de l’arche interne du pied : c’est le classique pied de Charcot diabétique avec constitution d’un pied plat élargi, source de troubles statiques à l’origine de durillons et de maux perforants.
  5.   Il s’agit donc de dépister une artérite ou une neuropathie diabétique. Le dépistage repose d’abord et avant tout sur l’examen clinique systématique annuel des pieds de tout diabétique.Le pied ischémique se caractérise par des pouls distaux abolis ou faibles, une peau fine, fragile, glabre, une hyperonychie avec des ongles épais susceptibles de blesser le lit de l’ongle sous-jacent, une froideur relative du pied, parfois une amyotrophie, souvent une asymétrie lésionnelle.Au contraire, le pied neurologique se caractérise par une chaleur relative, des pouls parfois bondissants, une peau épaisse et sèche, une hyperkératose au niveau des points d’appui (c’est-à-dire sous la tête des métatarsiens, au niveau de la styloïde du 5 métatarsien et sous le talon). Les réflexes sont abolis, comparativement aux réflexes des membres supérieurs. On note une diminution de la perception vibratoire (avec un indice inférieur à 4 au diapason gradué) de valeur au-dessous de 65 ans, des troubles du sens de position segmentaire des orteils, une diminution de la perception du chaud et du froid difficile à quantifier, et un défaut de perception de la douleur également de quantification mal aisée. La perception douloureuse s’apprécie à l’aide d’une aiguille en dehors des zones d’hyperkératose, en particulier au niveau de la pulpe des orteils et de la cambrure de la plante, de façon comparative à la sensibilité au niveau de la jambe. La perception du tact et de la pression peut être quantifiée à l’aide de monofilaments de Nylon de différents calibres. En effet, il est très utile de disposer de moyens simples et fiables permettant de diagnostiquer le seuil de diminution de la perception de la douleur et de la pression comportant un risque de mal perforant et justifiant donc une prise en charge spécialisée.Un antécédent de blessure du pied non perçue par le malade doit être systématiquement recherché. Elle permet d’affirmer le risque podologique et d’en faire prendre conscience au malade.Tout diabétique à risque podologique (et si nécessaire un tiers de l’entourage) doit être adressé à une consultation spécialisée de podo-diabétologie pour recevoir une éducation spécifique pour la prévention des plaies du pied.

pouce droit infecté
-SUITE A UN "PETIT"BOUTON DE PERCÉ DIRA LA PATIENTE,UNE CONSEQUENCE FOUDROYANTE ET REDOUTABLE...

nécrose fibrineuse de l'espace interdidital


  A la prise en charge

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le même pouce quasi cicatrisé

5 MOIS PLUS TARD

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...AUJOURD'HUI ELLE EST COMPLÈTEMENT CICATRISÉ MAIS N'EN REVIENT TOUJOURS PAS QUE LES CHIRURGIENS AIENT PU LUI PARLER D'AMPUTATION, ET POURTANT, TEL EST BIEN LE RISQUE !

le même espace interdigital bien cicatrisé

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DIABETE ET NUTRITION:
Les protéines doivent constituer 15% de votre alimentation. Afin d’y parvenir, augmenter votre consommation de poisson et prenez l’habitude des viandes maigres.Vous devez maintenir un équilibre entre ces trois nutriments essentiels. Les glucidesdoivent constituer 50% à 55% de votre ration calorique. La plus grande part de ceux-ci doivent provenir de sucres lents et de fibres, car ils diminuent la montée du taux de glycémie. La consommation de fruits doit atteindre entre 10% et 15% de vos glucides. Évitez les boissons sucrées et si vous consommer du pain, essayer d’en répartir les portions sur plusieurs repas.Les lipides quant à eux ne doivent représenter que 30% de votre apport calorique. Afin de respecter cette proportion, veillez à diminuer votre consommation de gras animal, celui que l’on trouve particulièrement dans les viandes grasses, les oeufs, les charcuteries, le fromage et le beurre. Diminuez également votre consommation d’aliments riches en gras comme les cacahuètes, les glaces, les desserts et le chocolat. C’est une question de logique afin de maintenir votre régime alimentaire toujours dans les normes de ce que peut supporter votre état.
Nous savons tous que les sucres sont présents dans une grande proportion des aliments que nous consommons quotidiennement. Ce que nous ignorons souvent c’est que ces aliments fournissent 75% des glucoses que nous ingérons. On utilise ces sucres à toutes les sauces, pour utiliser l’expression, et l’on en retrouve même dans la mayonnaise, les bouillons, le pain, etc. Il faut donc prendre le temps de bien lire les étiquettes de ce que nous achetons et de bien gérer la quantité de sucres ingurgitée au cours d’un même repas. Sachez que ces sucres sont totalement dépourvus de vitamines ou de minéraux.Mais tout n’est pas perdu pour les personnes atteintes de diabète. Vous pouvez utiliser lesédulcorants (renseignez-vous sur les plus recommandés) puisqu’ils sont dotés d’une capacité de sucrage considérable tout en étant dépourvus de calories. Les cyclamates, par exemple, ont un pouvoir sucrant 30 fois supérieur au sucre alors que la saccharine à un pouvoir sucrant de 300 fois supérieur. Les médecins les recommandent à tout diabétique.

Les aliments à proscrire
Les chocolats, les caramels, les boissons gazeuses, les alcools sucrés, les biscuits, les glaces, les bonbons, les confiseries, les desserts riches, les légumes sautés ou frits, les poissons panés, les charcuteries, les viandes grasses, le fromage contenant un taux élevé de matières grasses, les sauces, la mayonnaise, les vinaigrettes grasses ainsi que les sucres concentrés ou raffinés.

Comportement positif:

Ne pas être sédentaire
Beaucoup de personnes souffrant de diabète ne font aucun exercice physique. Il est prouvé que les efforts musculaires d’endurance permettent d’améliorer le contrôle glycémique des diabétiques qui ne sont pas insulinopéniques. Les exercices occasionneront par ailleurs une diminution des triglycérides, augmenteront votre taux de bon cholestérol en plus d’avoir un effet antithrombotique.De nombreuses études ont démontré que faire de l’exercice régulièrement peut réduire de façon marquée le risque de développer des maladies cardiovasculaires. L’activité physique, sous une forme ou une autre est essentielle en cas de diabète. Vous devez accomplir régulièrement une activité physique pour augmenter la sensibilité de votre organisme à l’insuline et fortifier votre appareil circulatoire.Souvenez-vous que le diabète de type 2 résulte de l’incapacité de l’organisme à fabriquer l’insuline de manière adéquate. Lorsque vous avez une résistance à l’insuline, le glucose de votre sang éprouve de la difficulté à s’introduire dans vos muscles. Ceux-ci forment une sorte de bouclier qui freine l’accès au glucose. Le fait d’utiliser vos muscles va les rendre plus réceptifs au glucose. Les études montrent en effet que les muscles qui ont travaillé vont se servir du glucose plus efficacement que ceux au repos.

Perdre du poids
La régularité de l’activité physique est un facteur fondamental pour contrôler le poids et la tolérance au glucose. Elle devra toujours s’amorcer par une période de réchauffement et se terminer par un moment de récupération. Voici quelques lignes pour estimer vos dépenses en calories.100 cal/h : manger, dormi, rester assis
200 cal/h : marcher, jardiner, jouer au billard
300 cal/h : jouer au tennis, marcher 30 minutes ,ou faire du surf, danser
400 cal/h : nager, faire du vélo, patiner
500 cal/h : faire de l'excalade, du joggin ou des randonnées en montagne
600 cal/h : une heure de marche, du vélo stationnaire ou sauter à la corde.
Ne laissez pas la routine prendre le pas sur votre motivation, n’abandonnez pas votre programme d’exercices par lassitude ou manque de stimulation. Essayez de vous créer un parcours intéressant qui sollicite votre curiosité intellectuelle aussi bien que vos muscles. Ce pourrait être du jogging dans un paysage magnifique ou un défi que vous vous lancez par rapport à un endroit à atteindre à vélo, par exemple. Veillez à diversifier vos exercices ainsi que les accessoires que vous utilisez. Votre attitude face à l’activité physique compte également pour beaucoup dans votre motivation. Voyez ces exercices comme une activité valorisante, un plaisir qui permet d’oxygéner votre organisme. Cela ne doit jamais être expédié comme s’il s’agissait d’une corvée. Avant de commencer tout programme d’exercices physiques, veillez cependant à obtenir l’avis de votre médecin. En fonction de votre état, il vous indiquera le genre d’exercices qu’il est préférable de faire.
La régularité des exercices
La régularité de l’activité physique est un facteur important pour contrôler votre poids et votre tolérance au glucose. Aussi, devezvous planifier la fréquence de vos activités physiques. Faites de l’exercice au moins trois à quatre fois par semaine, l’idéal étant bien sûr de bouger tous les jours une trentaine de minutes.Si vous avez un mode de vie sédentaire, la reprise de votre activité physique doit se faire progressivement, avec, d’abord des activités de faible intensité. Pendant ceux-ci, vous devez être en mesure de tenir une conversation. Si vous êtes à bout de souffle, c’est que vous poussez au-delà de vos limites l’exercice en question. Ralentissez, simplement. À mesure que votre physique gagnera en force, votre système cardiovasculaire gagnera en résistance. Vous pourrez ainsi augmenter l’intensité de vos exercices en fonction de l’amélioration de vos capacités physiques.

Comment utiliser les insulines rapides:

  • L'insuline à action rapide, qui agit dans un délai de cinq minutes. Elle présente un pic une heure après son administration et se dissipe très rapidement. L'injection doit être réalisée au moment du repas. Elle est en général associée à de l'insuline lente. 
  • L'insuline à action ultra-rapide, également connue sous le nom "d'insuline ordinaire". Elle fait effet sous 30 minutes et peut être prise avant un repas. Elle contrôle la glycémie un peu plus longtemps que l'insuline à action rapide.  
Horaire : 30 mn avant les trois repas principaux, permettant une souplesse dans l’horaire des repas, mais : ATTENTION !ne pas faire 2 injections à moins de 3 heures d’intervalle.  

Rôle : décapiter l’hyperglycémie due aux repas. 
La bonne dose d’Insuline: est celle qui vous donne pour une glycémie normale, au moment de l’injection, des glycémies normales pendant la durée d’action de l’Insuline.

Rapide / Rapide / Rapide / Lente

4 injections par jour : rapide matin, midi, soir, et lente le soir (Schéma basal-bolus).

C'est un schéma «basal-bolus», c'est-à-dire où les besoins pour les repas sont indépendants des besoins dans l'intervalle des repas. Dans ce cas, les meilleurs résultats sont obtenus en raisonnant sur le principe que la dose de rapide avant repas a pour rôle de permettre une élévation normale de la glycémie après repas quel que soit le niveau de la glycémie avant repas, et on évalue donc l'effet de la dose de rapide sur la différence entre la glycémie avant repas et la glycémie 1h30 après le début du repas (différence glycémique prandiale).

Avant le petit déjeuner (insuline rapide) :
• Si les différences glycémiques prandiales du petit déjeuner, hier et avant-hier, étaient supérieures :
- à 1,00 g/l, il faut augmenter la dose de 4 unités
- à 0,60 g/l, il faut augmenter la dose de 2 unités.
• Si la glycémie avant le repas de midi d'hier était inférieure à 0,80 g/l bien que le petit déjeuner avait été pris normalement, il faut diminuer la dose de 2 unités.
• S'il y a eu hypoglycémie dans la matinée d'hier bien que le petit déjeuner avait été pris normalement, il faut diminuer la dose de 2 unités.

Avant le repas de midi (insuline rapide) :
• Si les différences glycémiques prandiales du repas de midi, hier et avant-hier, étaient supérieures :
- à 1,00 g/l, il faut augmenter la dose de 4 unités
- à 0,60 g/l, il faut augmenter la dose de 2 unités.
• Si la glycémie avant le repas du soir d'hier était inférieure à 0,80 g/l bien que le repas de midi avait été pris normalement, il faut diminuer la dose de 2 unités.
• S'il y a eu hypoglycémie dans l'après-midi d'hier bien que le repas de midi avait été pris normalement, il faut diminuer la dose de 2 unités.

Avant le repas du soir (insuline rapide) :
• Si les différences glycémiques prandiales du repas du soir, hier et avant-hier, étaient supérieures :
- à 1,00 g/l, il faut augmenter la dose de 4 unités
- à 0,60 g/l, il faut augmenter la dose de 2 unités.
• Si la glycémie avant le coucher d'hier était inférieure à 0,80 g/l bien que le repas du soir avait été pris normalement, il faut diminuer la dose de 2 unités.
• S'il y a eu hypoglycémie dans la soirée d'hier bien que le repas du soir avait été pris normalement, il faut diminuer la dose de 2 unités.

En soirée (insuline retard) :
• Si les glycémies du matin à jeun, aujourd'hui et hier, étaient supérieures :
- à 2,00 g/l, il faut augmenter la dose de 4 unités
- à 1,10 g/l, il faut augmenter la dose de 2 unités.
• Si la glycémie du matin à jeun d'aujourd'hui était inférieure à 0,80 g/l, il faut diminuer la dose de 2 unités.
• S'il y a eu hypoglycémie dans la nuit, il faut diminuer la dose de 4 unités.

Les valeurs seuil des protocoles sont données à titre d'exemple, et doivent être modulées selon les objectifs glycémiques de chacun, et des reserves corporelles individuelles.